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Etes-vous un enfant de "tierce culture" ?
Votre actif multinational/multiculturel :
• Vos deux parents sont de nationalités différentes. oui / non
• Vous avez passé votre enfance dans un/plusieurs pays étrangers. oui / non
• Vous avez passé votre adolescence dans un/plusieurs pays étrangers. oui / non
• Vous avez fréquenté une école bilingue ou internationale. oui / non
• Vous avez fait vos études supérieures dans un pays étranger. oui / non
Exemple :
Carlos Ghosn, d’origine libanaise, né au Brésil. Scolarité primaire et secondaire à Beyrouth, chez les Jésuites. Etudes supérieures en France (Polytechnique et Mines). Sa vie professionnelle débute en France d’où il passe au Brésil puis aux Etats-Unis. Après avoir spectaculairement redressé la firme japonaise Nissan, il devient PDG de Renault.
Vos compétences linguistiques :
• Enfant, votre langue maternelle différait de celle utilisée dans votre pays de résidence. oui / non
• Enfant, vos deux parents avaient une langue maternelle différente. oui / non
• Vous êtes bilingue, trilingue, ou à l’aise dans plusieurs langues. oui / non
Exemple : Carlos Ghosn parle cinq langues : arabe, français, anglais, portugais, espagnol.
Votre capital interculturel :
• Vous êtes ouvert au changement, à l’aise dans les situations culturelles complexes. oui / non
• Vous trouvez normal que les gens aient des comportements, des attitudes et des valeurs différentes
d’un pays, d’une culture à l’autre. oui / non
• Vous êtes sensible aux spécificités culturelles des gens que vous rencontrez. oui / non
Une étude sur des sujets américains indique que les « enfants de tierce culture » sont quatre fois plus nombreux à avoir un diplôme universitaire. Ils exercent des professions de haut niveau. La grande majorité d’entre eux ont le sentiment que, par rapport à leurs concitoyens, ils comprennent mieux les gens d’autres cultures.
Le revers de la médaille :
• Il vous arrive de vous sentir décalé par rapport à vos pairs de votre pays d’origine. oui / non
• Vous vous sentez parfois dépourvu de racines. oui / non
• Vous avez la nostalgie d’amis ou de lieux que vous avez dû quitter. oui / non
Selon la même enquête, 90% d’« enfants de tierce culture » se sentent en décalage avec leurs pairs.
Votre sens d’identité : nomade global
• Si l’on vous demande d’où vous êtes, vous avez tendance à citer plus d’un lieu. oui / non
• Vous êtes particulièrement à l’aise avec des gens qui ont aussi un passé multiculturel. oui / non
• Vous ne vous identifiez totalement ni à la culture du pays de votre nationalité officielle,
ni à celle/s de vos parents, ni à celle des pays où vous avez vécu.
Vous revendiquez plutôt une culture plurielle, ou votre unicité personnelle. oui / non
Si vous avez répondu oui à dix ou plus de ces phrases, vous êtes ce que l’on appelle un « enfant de tierce culture », la culture « première » étant celle de vos parents et la « seconde » celle du/des pays où vous avez vécu. La vôtre est une résultante de ces diverses influences et de la façon dont vous les avez intégrées.
Le terme « third culture child » a été forgé dans les années soixante par la sociologue américaine Ruth Hill Useem.
Parents
Vous avez le souci d’accompagner vos enfants dans leur croissance en situation multiculturelle.
Les atouts de leur vécu multiculturel sont indéniables pour leur vie professionnelle à venir, et d’une grande richesse pour leur vie personnelle. Mais il y a lieu de veiller à ce qu’ils puissent faire le travail d’intégration nécessaire. Il s’agit de les accompagner dans la structuration de leur identité personnelle, en reconnaissant pleinement leur statut d’enfant de culture tierce : la nature unique de leur héritage culturel, leur vécu multiculturel spécifique, différent de votre propre parcours d’enfant ou d’adolescent, différent aussi de celui de leurs pairs en milieu uniculturel.
Vous pourrez percevoir chez eux à la fois une maturité précoce et une difficulté à passer au stade adulte. Une hâte de « se poser » ou un perpétuel désir de bouger.
Le rapatriement dans le pays d’origine des parents, ou « pays du passeport », peut être un moment délicat, où votre enfant s’éprouve comme un étranger – un « immigrant malgré lui » vis-à-vis des concitoyens de son groupe d’âge dont le style de culture, les intérêts et les valeurs peuvent s’avérer profondément différents.
Autres moments sensibles :
• le passage d’un pays de résidence à un autre, avec le deuil à faire de ses amis et d’un milieu perçu comme sien ;
• le choix du lieu des études supérieures, l’orientation vers une carrière.
L’intégration des expériences passées peut apprendre à ces jeunes «caméléons culturels» que leurs racines sont transportables (selon l’expression d’Anaïs Nin). Le sens de l’appartenance et de l’identité ne se limite plus à « ce pays OU celui-là » mais résulte de l’intégration créative des DEUX (ou plus) ENSEMBLE.